Face au tribunal populaire que composent nos chères têtes blondes chaque soir à l’heure du dîner, trouver le verdict unanime relève souvent de l’exploit culinaire. C’est un défi quotidien, une quête incessante du plat qui saura réconcilier les appétits les plus difficiles et les parents en mal d’inspiration. Pourtant, une solution existe, nichée au cœur du patrimoine gastronomique français, un plat réconfortant qui traverse les générations sans jamais prendre une ride : le gratin de coquillettes. Oubliez les versions fades et sans âme que vous avez pu connaître. La recette que nous vous dévoilons aujourd’hui est bien plus qu’un simple assemblage d’ingrédients. C’est une promesse de sourires, de cuillères qui raclent le fond du plat et de ce fameux « encore ! » qui résonne comme la plus douce des mélodies aux oreilles d’un parent. Depuis sa découverte, ce gratin est devenu une institution à notre table, une valeur sûre qui transforme un soir de semaine ordinaire en un petit moment de fête. Préparez-vous à adopter la recette qui pourrait bien changer vos soirées pour toujours.
20 minutes
25 minutes
facile
€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
Étape 1
Commencez par la cuisson des pâtes, le cœur de notre plat. Portez à ébullition un grand volume d’eau salée dans une casserole. Dès que l’eau frémit joyeusement, versez-y les coquillettes en pluie. Remuez immédiatement avec une cuillère en bois pour éviter qu’elles ne collent entre elles. Respectez le temps de cuisson indiqué sur le paquet pour une cuisson al dente, c’est-à-dire encore légèrement ferme sous la dent. C’est un secret crucial pour que les pâtes ne se transforment pas en bouillie après leur passage au four. Une fois cuites, égouttez-les rapidement sans les rincer et réservez.
Étape 2
Pendant que les pâtes cuisent, nous allons préparer la reine des sauces blanches, la fameuse béchamel. Dans une autre casserole, faites fondre le beurre à feu doux. Attention à ne pas le laisser colorer, il doit simplement devenir liquide et chanter doucement. Hors du feu, ajoutez la farine en une seule fois. Mélangez vivement avec un fouet pour former ce que l’on appelle un roux, une pâte homogène qui servira de liant à notre sauce. Remettez la casserole sur feu doux et laissez cuire ce roux une à deux minutes sans cesser de remuer. Cette étape, appelée la torréfaction du roux, est essentielle pour enlever le goût de la farine crue.
Étape 3
Le moment délicat arrive, mais n’ayez aucune crainte. Versez le lait UHT, préalablement tiédi si possible, très progressivement sur le roux, tout en fouettant sans relâche pour éviter la formation de grumeaux. Commencez par un petit filet de lait, fouettez jusqu’à ce que le mélange soit lisse, puis ajoutez un peu plus de lait, et ainsi de suite. Une fois tout le lait incorporé, continuez la cuisson sur feu moyen, en remuant constamment avec le fouet, jusqu’à ce que la sauce épaississe et nappe votre cuillère. Napper signifie que la sauce recouvre la cuillère d’une couche fine et homogène.
Étape 4
Une fois la consistance désirée obtenue, retirez la casserole du feu. C’est le moment d’assaisonner votre merveilleuse béchamel. Salez, poivrez généreusement et ajoutez la fameuse pincée de noix de muscade moulue qui va parfumer délicatement l’ensemble. Incorporez ensuite la moitié de l’emmental râpé (environ 75 grammes) dans la sauce encore chaude et mélangez jusqu’à ce qu’il soit complètement fondu. Votre sauce, onctueuse et savoureuse, est prête. On l’appelle alors une sauce Mornay.
Étape 5
Préchauffez votre four à 200°C en mode grill. Dans un grand saladier, versez les coquillettes égouttées, les dés de jambon et la sauce Mornay. Mélangez délicatement l’ensemble avec une grande cuillère pour que chaque pâte et chaque morceau de jambon soient généreusement enrobés de sauce. Le spectacle est déjà appétissant, mais le meilleur reste à venir.
Étape 6
Versez cette préparation dans un plat à gratin. Nul besoin de le beurrer, la sauce est assez riche. Égalisez la surface avec le dos de la cuillère. Saupoudrez uniformément le reste de l’emmental râpé sur toute la surface, puis terminez par une fine couche de chapelure. Cette dernière est le secret d’un gratin qui croustille parfaitement sous la dent.
Étape 7
Enfournez le plat à mi-hauteur pour environ 20 à 25 minutes. Le temps de cuisson peut varier légèrement selon les fours. Surveillez attentivement la coloration. Le gratin est prêt lorsque le dessus est joliment doré et que de petites bulles apparaissent sur les côtés, signe que la sauce frémit de plaisir. Laissez-le reposer cinq minutes à la sortie du four avant de servir, afin qu’il se tienne un peu mieux.
Mon astuce de chef
Pour un gratin encore plus gourmand et une croûte incomparablement croustillante, ajoutez quelques petites noisettes de beurre sur la chapelure avant d’enfourner. En fondant, le beurre va toaster la chapelure et lui donner une couleur dorée et un goût irrésistible. Vous pouvez également remplacer la chapelure classique par de la chapelure panko, une chapelure japonaise plus grossière qui offre un croustillant exceptionnel.
Accords mets et boissons
Ce plat familial et réconfortant s’accorde mal avec des vins complexes. Pour les adultes, un vin rouge léger et fruité comme un Beaujolais ou un Gamay de Touraine sera parfait pour accompagner le crémeux du gratin sans l’alourdir. Pour une option sans alcool, un jus de pomme artisanal pétillant offrira une belle fraîcheur qui contrastera agréablement avec la richesse du plat. Pour les enfants, un verre d’eau reste le meilleur allié de ce plat déjà complet.
Le gratin, un classique de la cuisine française
Le terme « gratin » ne désigne pas une recette en soi, mais une technique de cuisson. Elle consiste à passer un plat au four ou sous le gril pour obtenir une croûte dorée et croustillante sur le dessus, le fameux gratin. Si le gratin dauphinois, à base de pommes de terre, est le plus célèbre représentant de cette famille, la technique s’est étendue à d’innombrables préparations. Le gratin de pâtes, et plus particulièrement de coquillettes, est devenu un pilier de la cuisine familiale française dans la seconde moitié du XXe siècle. Économique, rapide et utilisant des ingrédients du placard, il incarne la cuisine du quotidien, celle qui rassemble et réconforte sans chichis. C’est un plat doudou, un souvenir d’enfance pour beaucoup, qui prouve que la simplicité a parfois bien meilleur goût.
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